posts tagged "poème"
"L’oeil, comme un ballon bizarre se dirige vers L’INFINI
“La créatrice étincelante
La mère du plaisir incarné se dressait
Dehors dans le palais d’air clair
Elle était maigre et nue et bleue
Femme tendue comme le jet de l’amour même
Un frisson la retient de trouver un refuge.”
— Paul Eluard, Poem X, illustrated by Albert Flocon
Jean-Pierre Guénec. What we are
Ce que nous sommes. Ce que nous portons en nous.
Désir.
Et aussi nos fulgurances. Nos jalousies. Sauvages.
Nos violences.
Nos colères.
Nos rêves. Et nos solitudes.
(thanks proustitute, aut0mat0n, shinoddddd & noriichi)
"Like those deep echoes that meet from afar
In a dark and profound harmony,
As vast as night and clarity,
So perfumes, colors, tones answer each other."
Geoffrey Wagner’s translation [see other translations]
"Nature is a temple where living pillars
Let sometimes emerge confused words;
Man crosses it through forests of symbols
Which watch him with intimate eyes."
Geoffrey Wagner’s translation [see other translations]
Antonin Artaud, ca 1931 by Raymond Voinquel [source rmn]
“Qui suis-je ?
D’où je viens ?
Je suis Antonin Artaud
et que je le dise
comme je sais le dire
immédiatement
vous verrez mon corps actuel
voler en éclats
et se ramasser
sous dix mille aspects
notoires
un corps neuf
où vous ne pourrez
plus jamais
m’oublier.”
— A. Artaud, poème non classé, nd
(via chagalov)
A une passante, Baudelaire, 1857
“La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair… puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?
Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !”
— Charles Baudelaire, A une passante, Les Fleurs du mal, 1857
I’ve spent so many nights with this, thanks la-ritournelle
(Source: eternelle-ritournelle)
“Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.”
— N’importe où hors du monde, Petits Poèmes en Prose, Charles Baudelaire
etching/aquatint from Edouard Chimot’s edition of Le Spleen de Paris, 1926
[more illustrations for Baudelaire]
this is perfect, thanks billyjane!
"Enfin ! il m’est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres !"
"Cent fois déjà le soleil avait jailli, radieux ou attristé, de cette cuve immense de la mer dont les bords ne se laissent qu’à peine apercevoir ; cent fois il s’était replongé, étincelant ou morose, dans son immense bain du soir."
“Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu’il est absurde. Quia absurdum !”
— L’Art romantique, Charles Baudelaire, 1852
“J’ai caressé l’éternité j’ai cru en elle et dans le vif silence de la vigne j’ai enterré le souvenir et l’amertume.”
— Le Signe de vie, Tristan Tzara, 1946
photo : Jean Cocteau & Tristan Tzara. hommes enveloppés dans draps noirs et enroulés dans “Lampshade”, 1924
"Le language de l’amour ce conjuge au présent..
Je suis
Tu es
Il est."
En faisant ma route je cherche pour toi
une chose que je ne connais pas.
c’est brillant comme les cristaux,
transparent comme l’eau du ruisseau,
rouge comme le feu………..
c’est un grand ciel bleu!
En faisant ma route
je cherche cette chose
mais en attendant…
prends la belle rose
et l’hortensia bleu
toute humide encore
de la pluie d’été.
— Cornelia Forster (via yama-bato)
