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beautiful. intriguing. poetic.

oniric. abstract. surrealist.

i like things that tell story.


posts tagged "poème"

"L’oeil, comme un ballon bizarre se dirige vers L’INFINI
Devant le noir Soleil de la MELANCOLIE. Léonore apparaît
Un masque sonne le GLAS FUNEBRE
A l’horizon, l’Ange des CERTITUDES, et dans le ciel sombre un regard interrogateur
Le souffle qui conduit les êtres est aussi dans les SPHERES"

- Odilon Redon, A Edgar Poe, 1882
“La créatrice étincelante La mère du plaisir incarné se dressait Dehors dans le palais d’air clair Elle était maigre et nue et bleue Femme tendue comme le jet de l’amour même
Un frisson la retient de trouver un refuge.”
— Paul Eluard, Poem X, illustrated by Albert Flocon

“La créatrice étincelante
La mère du plaisir incarné se dressait
Dehors dans le palais d’air clair
Elle était maigre et nue et bleue
Femme tendue comme le jet de l’amour même

Un frisson la retient de trouver un refuge.”

Paul EluardPoem X, illustrated by Albert Flocon

Jean-Pierre Guénec. What we are
Ce que nous sommes. Ce que nous portons en nous.Désir.Et aussi nos fulgurances. Nos jalousies. Sauvages.Nos violences.Nos colères.
Nos rêves. Et nos solitudes.
(thanks proustitute, aut0mat0n, shinoddddd & noriichi)
 

Jean-Pierre GuénecWhat we are

Ce que nous sommes. Ce que nous portons en nous.
Désir.
Et aussi nos fulgurances. Nos jalousies. Sauvages.
Nos violences.
Nos colères.

Nos rêves. Et nos solitudes.

(thanks proustituteaut0mat0nshinoddddd & noriichi)

 

"Like those deep echoes that meet from afar
In a dark and profound harmony,
As vast as night and clarity,
So perfumes, colors, tones answer each other."

- Charles BaudelaireCorrespondancesLes Fleurs du Mal (fr)
Geoffrey Wagner’s translation [see other translations]

"Nature is a temple where living pillars
Let sometimes emerge confused words;
Man crosses it through forests of symbols
Which watch him with intimate eyes."

- Charles BaudelaireCorrespondances, Les Fleurs du Mal (fr) 
Geoffrey Wagner’s translation [see other translations]
Antonin Artaud, ca 1931 by Raymond Voinquel [source rmn]
“Qui suis-je ? D’où je viens ? Je suis Antonin Artaud et que je le dise comme je sais le dire immédiatement vous verrez mon corps actuel voler en éclats et se ramasser sous dix mille aspects notoires un corps neuf où vous ne pourrez plus jamais m’oublier.”
— A. Artaud, poème non classé, nd
(via chagalov)

Antonin Artaud, ca 1931 by Raymond Voinquel [source rmn]

“Qui suis-je ? 
D’où je viens ? 
Je suis Antonin Artaud 
et que je le dise 
comme je sais le dire 
immédiatement 
vous verrez mon corps actuel 
voler en éclats 
et se ramasser 
sous dix mille aspects 
notoires 
un corps neuf 
où vous ne pourrez 
plus jamais 
m’oublier.”

— A. Artaud, poème non classé, nd

(via chagalov)

A une passante, Baudelaire, 1857

“La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair… puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !”

— Charles Baudelaire, A une passante, Les Fleurs du mal, 1857

I’ve spent so many nights with this, thanks la-ritournelle

(Source: eternelle-ritournelle)

“Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.”
—  N’importe où hors du monde, Petits Poèmes en Prose, Charles Baudelaire
etching/aquatint from Edouard Chimot’s edition of Le Spleen de Paris, 1926
[more illustrations for Baudelaire]
this is perfect, thanks billyjane!

“Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.”

—  N’importe où hors du mondePetits Poèmes en Prose, Charles Baudelaire

etching/aquatint from Edouard Chimot’s edition of Le Spleen de Paris, 1926

[more illustrations for Baudelaire]

this is perfect, thanks billyjane!

"Enfin ! il m’est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres !"

- À une heure du matinPetits Poèmes en Prose, Charles Baudelaire

"Cent fois déjà le soleil avait jailli, radieux ou attristé, de cette cuve immense de la mer dont les bords ne se laissent qu’à peine apercevoir ; cent fois il s’était replongé, étincelant ou morose, dans son immense bain du soir."

- Déjà !, Petits Poèmes en ProseCharles Baudelaire
“Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu’il est absurde. Quia absurdum !”
— L’Art romantique, Charles Baudelaire, 1852
photo: Charles Baudelaire by  Felix Tournachon Nadar, 1856

“Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu’il est absurde. Quia absurdum !”

L’Art romantique, Charles Baudelaire, 1852

photo: Charles Baudelaire by Felix Tournachon Nadar, 1856

“J’ai caressé l’éternité j’ai cru en elle et dans le vif silence de la vigne j’ai enterré le souvenir et l’amertume.”
— Le Signe de vie, Tristan Tzara, 1946
photo : Jean Cocteau & Tristan Tzara. hommes enveloppés dans draps noirs et enroulés dans “Lampshade”, 1924

“J’ai caressé l’éternité j’ai cru en elle et dans le vif silence de la vigne j’ai enterré le souvenir et l’amertume.”

Le Signe de vie, Tristan Tzara, 1946

photo : Jean Cocteau & Tristan Tzara. hommes enveloppés dans draps noirs et enroulés dans “Lampshade”, 1924

"Le language de l’amour ce conjuge au présent..
Je suis
Tu es
Il est."

- Cornelia Forster (via yama-bato)

En faisant ma route je cherche pour toi
une chose que je ne connais pas.
c’est brillant comme les cristaux, 
transparent comme l’eau du ruisseau, 
rouge comme le feu………..
c’est un grand ciel bleu!
En faisant ma route
je cherche cette chose
mais en attendant…
prends la belle rose
et l’hortensia bleu 
toute humide encore
de la pluie d’été.

Cornelia Forster (via yama-bato)